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~~Anne~~
Maman de
Eli, Lisanne et Christine (tous grands)
Voici le témoignage
de ma mère.
Maman fut au foyer jusqu'a ce que la plus jeune ait environ 9 ou 10
ans. Comme elle nous l'explique, des raisons peu ordinaires de
dettes monétaires n'ont pas pu faire autrement que d'exiger un deuxième
salaire, bien qu'elle aurait de loin préférer demeurer a la
maison. Nous étions toutefois alors assez grand pour se garder seul a
notre retour de l'école.
Hier, tu m'as parlé de la mère au foyer, et de l'importance qu'avait
son rôle étant femme... Tu sais, j'y ai réfléchie longuement et je
crois qu'il faut être très sage dans ce domaine... Je m'explique:
C'est que dans certaines circonstances de la vie, il y a des
femmes qui n'ont pas le choix d'aller sur le marcher du
travail... et je n'ai surtout pas le droit de les juger...
Je sais par contre que plusieurs d'entre elles aimeraient mieux rester
a la maison pour s'occuper de leurs petits etc...
Je ne veux surtout pas te faire penser que ces femmes sont toutes
pareilles. Sans vouloir porter le fardeau du stress du travail
et leur responsabilités étant mère et épouse, ces femmes ont quand
même un ministère envers les inconvertis qui ont besoin d'être témoignés...
Je crois qu'il ne faut pas généraliser l'ensemble des femmes qui
sont sur le marché du travail...
Il est certain qu'il y a des femmes qui VEULENT aller travailler pour
sortir de la maison, et de ne pas vouloir se sentir inutiles. Il
y a des femmes qui toute leur vie ont eu une enfance de pauvreté
et ont vu leur mère souffrir d'insécurité sur tout les plans de leur
vie affective et matériel. Elles se sont promis qu'elles ne
vivrons pas ce que leur mères ont vécues... J'en ai connu
personnellement de ces femmes qui ont traversées ces épreuves... je
dis épreuves, parce que ce sont elles qui l'ont vécues ainsi.
Loin de moi de vouloir justifier ces femmes...
Je ne voudrais surtout pas donner un témoignage de mon expérience
personnelle d'avoir demeurée a la maison en faisant croire aux femmes
qui ont dues aller travailler loin de leur famille qu'elles ont
manquées a leurs responsabilités... c'est un sujet extrêmement délicat,
et ça prend beaucoup de sagesse et de discernement... La prière sera
l'arme efficace pour plonger nos regards dans le coeur de ces femmes.
Je sais bien aussi que tu comprend mon point de vue sur ce sujet et
que ce n'est pas de leur rôle que tu tiens a parler et partager
dans ton site Internet... mais plutôt des mères et femmes au foyer...
Lorsque j'ai du aller sur le marché du travail, je n'avais vraiment
pas le choix. La maladie nous a donnée pas seulement de la
souffrance, mais aussi beaucoup de dettes. Je ne sais pas
pourquoi l'aide d'autres chrétiens n'est pas venue mais je sais que
mon cancer a passé faible. Plusieurs chrétiens me disaient:
"Anne, tu dois mettre ta confiance dans le Seigneur et rester
forte!" Lorsque mes larmes coulaient, je me sentais
coupable et je croyais que je m'éloignais du Seigneur, car on me
disais trop souvent de rester forte...
En allant sur le marché du travail, j'ai été une des femmes les
plus malheureuse... je n'avais jamais expérimenté toute la méchanceté
qu'il pouvait y avoir et surtout autant de jalousie et d'hypocrisie.
Nous avons pu réglé nos dettes et se permette un peu de gâterie,
mais a travers de tout ça, le Seigneur était a mes cotés pour
me soutenir et me rassurer. J'ai pu vous offrir de
beaux souliers et bottes chaudes, a votre goût... et mon coeur
de maman louait le Seigneur de voir vos yeux s'agrandir lorsque je
ramenais du magasin du vrai lait et des pommes rouges toutes juteuses
pour mes chers petits...
Tu sais ma grande, ça me fait du bien de te raconter cela, mais une
chose est certaine, c'est qu'avoir rester a vos cotés lorsque vous étiez
tout petits, a été pour moi ces moments les plus heureux de ma
vie... Et je suis très sincère. La pauvreté que nous avons vécus
n'est rien a comparé a vos tendres rires, de vos petits bras qui m'enlaçaient
lorsque arriviez de l'école... et surtout... de l'immense paix et
joie que vous nous avez donnes tous les trois lorsque vous avez donne
vos coeurs au Divin Sauveur.
Aujourd'hui, je travaille a temps partiel, mais si j'aurais le choix,
je resterais a la maison... Je crois que le Seigneur dans
son plan divin, veut sauver des âmes, celles qui m'entourent et la ou
je suis. Un jour, j'aimerais servir le Seigneur avec ma voix,
mais la encore, je le fais et crois moi ma vie ne chôme pas!
Mon plus grand désir et ma plus grande attente chère Lisanne, c'est
de chanter avec mon amoureux, ton père, dans les églises qui ne
pourrait pas nous payer... avoir assez de sous pour faire du bénévolat,
la ou les vrais chrétiens nous accepteraient sans préjugés et comme
nous sommes, avec nos faiblesses et nos points forts.
Ta mère et amie Anne.....xoxoxoxo
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~~Audrey~~
Maman de
Noemie, 9 mois et un autre a naître
Je m'appelle Audrey,
j'habite en France et je suis âgée de 22 ans. Je suis mariée depuis
3 ans. Nous avons une petite fille prénommée Noémie qui a 9 mois.
Je suis enceinte de quelques semaines et mon mari et moi sommes pleins
de joie à l'idée d'avoir un deuxième enfant. Nous sommes tous deux
chrétiens et sommes reconnaissants à notre Seigneur Jésus-Christ
pour cette merveilleuse bénédiction que sont les enfants.
Lorsque nous nous sommes mariés, j'étais en fin de première année
d'université. J'avais bien l'intention de finir mes études et puis
j'imaginais trouver un travail dans ma branche. Mais, le Seigneur en a
voulu autrement et je repense toujours à ce verset:
"Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de
ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son
dessein" Romains 8:28
En début de troisième année d'études, j'ai ressenti le désir très
fort d'avoir un bébé mais mon mari n'ayant pas de travail fixe et
nous trouvant un peu jeunes pour fonder véritablement une famille et
en assumer toutes les responsabilités, ne le souhaitait pas tout de
suite. Ce désir était tellement présent dans mon cœur que j'ai
beaucoup prié Dieu de nous donner cet enfant si telle était sa
volonté. Et peu de temps après, mon mari éprouva le même souhait.
Je remercie encore le Seigneur aujourd'hui d'avoir répondu à ma prière
! Très vite, alors que je pensais passer mon année à l'université
tout en étant enceinte et puis continuer l'année suivante en faisant
garder un peu le bébé, mes cours m'ont semblé difficiles, inintéressants
et mon seul désir était de rester paisiblement à la maison à
m'occuper de mon mari, des activités de notre église, des soins
domestiques et à attendre notre enfant. Cela m'a beaucoup plu même
si j'étais gênée vis à vis de l'extérieur car cette
"inactivité " n'était pas justifiée aux yeux de ce monde.
Et puis Noémie est arrivée en septembre 2000, et il ne m'aurait pas
été possible de reprendre des cours avec un si petit bébé. J'ai découvert
alors un fabuleux métier que celui de maman au foyer et vraiment je
me sens à ma place. J'ai beaucoup prié pour que Dieu me guide pour
la rentrée 2001 car mon mari pensait qu'il serait bien que je
poursuive un peu mes études pour ne pas le regretter plus tard. J'étais
prête à m'inscrire à l'université et puis la bonne nouvelle est
arrivée : je suis enceinte! Cela est tout récent mais nos
plans en sont renversés. Dieu en aurait-il décidé autrement ? je ne
peux que m'en réjouir car mon cœur est à la maison depuis que Noémie
est née et je ne me suis jamais sentie vraiment guidée par Dieu à
reprendre mes études.
Je voulais témoigner de ma joie à être une jeune maman à la maison
pour encourager mes sœurs en Christ à profiter de leurs enfants et
de leur époux (bien entendu si cela leur est possible) en travaillant
à la maison, il y a tellement de choses à faire, d'ailleurs je
manque encore d'organisation, de choses à apprendre aux enfants, de
choses à entreprendre pour son église, de frères et sœurs à aider
quand on n'est pas soumis à des horaires rigides et à un stress
quotidien sans oublier cette culpabilité si souvent ressentie par les
mamans qui déposent tôt le matin leurs petits à la crèche…Mais
cela reste un choix pour beaucoup et je ne me permettrai pas d'en
juger aucune. Ce qui restera toujours difficile je crois c'est de
garder nos convictions face au monde dans lequel nous vivons car pour
beaucoup vous n'existez pas en restant chez vous. Vous n'êtes pas
productif en élevant vos enfants et pourtant, bien des familles se
porteraient mieux ,et ainsi toute la société, si la mère et le père
aussi n'avaient abandonné leur rôle, s'ils avaient saisi que Dieu
leur a confié une âme, un joyau précieux…dont ils rendront
compte.
Il faut être forte et cette force ne peut venir que de notre Dieu.
Audrey
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